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Pour notre road trip dans l’Ouest américain, le voyage commence évidemment bien avant de récupérer la voiture à Los Angeles.
Depuis Toulouse, rejoindre la Californie demande presque obligatoirement une escale dans un grand hub européen. Paris, Londres, Amsterdam, Francfort ou Munich font partie des possibilités les plus courantes.
Dans notre cas, nous avons choisi de passer par Londres Heathrow avec British Airways.
Aller : Toulouse (TLS) → Londres Heathrow (LHR) → Los Angeles (LAX)
Retour : San Francisco (SFO) → Londres Heathrow (LHR) → Toulouse (TLS)
Voici pourquoi nous avons fait ce choix, les points auxquels nous avons particulièrement fait attention et nos conseils pour organiser ce long trajet avec un enfant.
Réserver longtemps à l’avance pour les vacances scolaires
Lorsque l’on voyage en famille pendant les vacances scolaires, les possibilités se réduisent rapidement. Pour les États-Unis, et plus encore pour la Californie, nous avons donc commencé nos recherches plusieurs mois avant le départ.
Notre objectif n’était pas simplement de trouver le billet le moins cher. Nous avons comparé les horaires, la durée des escales, le nombre de correspondances, les bagages inclus, la possibilité de choisir nos sièges, le type d’avion utilisé sur le vol long-courrier et bien sûr le prix total pour trois personnes.
Pour un voyage aussi long avec un enfant, quelques dizaines d’euros économisés ne compensent pas forcément une escale interminable ou un horaire compliqué.
Pourquoi partir de Toulouse via Londres ?
Depuis Toulouse, il n’existe pas de vol direct vers Los Angeles. Il faut donc passer par un grand aéroport européen.
Nous avons finalement retenu Londres Heathrow, qui offre de nombreuses correspondances vers la côte Ouest américaine. Ce choix nous permet également d’effectuer l’ensemble du voyage avec British Airways.
À l’aller : Toulouse → Londres Heathrow → Los Angeles.
Au retour, notre road trip se terminant à San Francisco : San Francisco → Londres Heathrow → Toulouse.
Cela évite surtout de revenir inutilement à Los Angeles pour prendre l’avion du retour. Pour un road trip, ce type de billet dit « multi-destinations » ou « open jaw » est souvent particulièrement intéressant.
Le choix de l’avion : Airbus A380 dans notre cas
Nous avions également une préférence personnelle : effectuer si possible le vol transatlantique sur un Airbus.
Lorsque l’on compare les vols, certains moteurs de recherche permettent d’identifier le type d’appareil prévu. C’est notamment possible avec Kayak.
Nous avions regardé plusieurs solutions permettant de voyager sur Airbus A350 ou Airbus A380. French Bee faisait notamment partie des compagnies intéressantes à regarder, puisqu’elle exploite des Airbus A350 sur ses lignes long-courrier.
Finalement, notre choix s’est porté sur British Airways, avec la possibilité selon les rotations de voyager sur Airbus A380.
Attention toutefois : le type d’appareil peut être modifié par la compagnie jusqu’au jour du départ. Nous considérons donc cela comme un bonus plutôt que comme un critère absolu.
Faut-il payer pour choisir ses sièges avec British Airways ?
C’est probablement l’un des points qui nous a fait le plus hésiter. Sur un vol long-courrier, la réservation des sièges peut représenter une dépense importante lorsqu’on voyage à trois.
Chez British Airways, selon le tarif choisi, la sélection gratuite des sièges peut n’être accessible qu’à partir de l’ouverture de l’enregistrement, généralement 24 heures avant le départ. Il est cependant possible de payer auparavant pour choisir précisément ses places.
Et lorsque l’on voyage avec un enfant ?
British Airways indique que si une famille ne réserve pas ses sièges à l’avance, la compagnie fait son possible pour la regrouper. Pour les enfants de moins de 12 ans, la compagnie précise qu’ils seront installés à côté d’au moins un adulte figurant sur la même réservation.
Cela ne garantit pas forcément que les trois membres de la famille seront côte à côte. Dans notre cas, payer la réservation des sièges peut donc garder un intérêt si nous voulons choisir précisément notre emplacement dans l’appareil.
Quel siège choisir dans un A380 ?
L’A380 est un avion particulier puisqu’il possède deux ponts. Selon la configuration de British Airways et la classe réservée, certains sièges peuvent être plus intéressants que d’autres.
- la proximité des toilettes ;
- l’éloignement des zones de passage ;
- la possibilité de conserver trois sièges relativement proches ;
- l’emplacement par rapport aux ailes ;
- et la facilité pour sortir de la rangée.
Pour un vol de plus de dix heures, le choix du siège peut réellement améliorer le confort. Il faut néanmoins toujours vérifier le plan de cabine du vol concerné, car toutes les configurations ne sont pas identiques.
Escale à Londres Heathrow : prévoir suffisamment de temps
Heathrow est immense. Une correspondance peut nécessiter un changement de terminal ainsi que plusieurs contrôles.
Nous préférons donc avoir une correspondance suffisamment confortable plutôt que de choisir systématiquement le trajet offrant la durée totale la plus courte. Avec un enfant et après un premier vol depuis Toulouse, courir dans Heathrow pour attraper un long-courrier vers Los Angeles n’est clairement pas notre idée d’un bon début de vacances.
Lorsque les deux vols figurent sur une seule réservation, les bagages sont normalement enregistrés jusqu’à la destination finale. Il faut néanmoins toujours vérifier leur destination sur l’étiquette remise lors de l’enregistrement à Toulouse.
Passeport et ESTA pour entrer aux États-Unis
Pour voyager aux États-Unis dans le cadre du programme d’exemption de visa, plusieurs formalités doivent être effectuées avant le départ.
Le passeport
Chaque voyageur doit disposer de son propre passeport valide, enfant compris. Il faut également vérifier que le passeport répond aux conditions permettant de voyager dans le cadre du Visa Waiver Program.
L’ESTA
L’ESTA — Electronic System for Travel Authorization — est une autorisation électronique de voyage. Pour un voyage touristique classique aux États-Unis dans le cadre du programme d’exemption de visa, il doit être demandé avant le départ.
Un ESTA approuvé est généralement valable deux ans ou jusqu’à l’expiration du passeport, si celle-ci intervient auparavant, et peut être utilisé pour plusieurs voyages pendant sa période de validité.
Le tarif officiel en vigueur au moment de notre mise à jour est de 40,27 $ par demande. Comme ce tarif peut évoluer, nous conseillons de le vérifier directement sur le site officiel avant de payer.
Un conseil important : utilisez uniquement le site officiel ESTA des autorités américaines. De nombreux sites intermédiaires proposent la même démarche avec des frais supplémentaires parfois considérables.
Mobile Passport Control : peut-on gagner du temps à l’arrivée ?
Les autorités américaines proposent également l’application Mobile Passport Control (MPC). Elle permet à certains voyageurs éligibles de préparer une partie des informations nécessaires au contrôle d’immigration depuis leur téléphone.
Les conditions d’éligibilité pouvant évoluer, nous conseillons de vérifier les règles applicables juste avant le départ sur le site officiel de l’U.S. Customs and Border Protection.
Dans tous les cas, MPC ne remplace ni le passeport ni l’ESTA.
Nos conseils pour choisir un vol vers la Californie
Après avoir comparé de nombreuses possibilités, nous retenons surtout quelques règles simples.
- ne regardez pas uniquement le prix affiché au départ ;
- comparez le coût réel une fois ajoutés les bagages et le choix éventuel des sièges ;
- regardez attentivement les horaires d’arrivée ;
- privilégiez une correspondance confortable lorsque vous voyagez avec un enfant ;
- pour un road trip entre Los Angeles et San Francisco, pensez aux billets multi-destinations.
Arriver à Los Angeles et repartir directement depuis San Francisco évite plusieurs centaines de kilomètres de route uniquement pour rejoindre l’aéroport de départ.
Notre choix pour ce road trip
Pour notre voyage, nous avons donc retenu British Airways avec Toulouse → Londres → Los Angeles, puis San Francisco → Londres → Toulouse.
Ce n’était pas forcément la solution affichant le tarif brut le plus bas, mais elle présentait pour nous un bon compromis entre horaires, durée du voyage, confort et organisation du road trip.
Voyager avec un enfant change un peu notre façon de comparer les vols : nous accordons davantage d’importance à la simplicité et à la durée des correspondances qu’à la recherche du dernier euro d’économie.
Et puisque le voyage fait aussi partie des vacances, commencer notre road trip par un vol en A380 ne nous déplaît pas vraiment !
À préparer avant le départ : consultez aussi nos guides Internet aux USA : SIM, eSIM ou WiFi ? et Brancher ses appareils aux USA.